dimanche 27 August
17:00

Royal Philharmonic Orchestra London

Charles Dutoit, direction
Marc-André Hamelin, piano

En célébration de deux compositeurs disparus voilà 80 ans:
Maurice Ravel et George Gershwin

Maurice Ravel

– Le Tombeau de Couperin, version pour orchestre

– Concerto pour piano et orchestre en sol majeur

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George Gershwin

– Rhapsody in Blue pour piano et orchestre

– Porgy and Bess, tableau symphonique

Réservez: de CHF 55.- à CHF 160.-

Etudiants/enfants jusqu’à 16 ans: CHF 20.-

Concert enregistré par la RTS-Espace 2 

Programme sous réserve de modification

Clarté de l’harmonie, couleurs scintillantes, élégance racée parfois teintée d’ironie : telles sont les qualités le plus souvent mentionnées s’agissant de l’école française de composition. Nul ne l’incarne mieux que Maurice Ravel. La sophistication du Tombeau de Couperin (1920 pour la mouture orchestrale) n’empêche nullement son auteur de délivrer des traits d’une causticité que n’aurait pas renié le grand aîné cité dans le titre. Dans le Concerto en sol (1932), le célèbre Adagio assai déploie sa mélancolique tendresse sur les ailes d’une beauté mélodique lunaire et d’un art incomparable des timbres. Les deux mouvements extrêmes du concerto multiplient à l’inverse les pieds de nez et les références à ce jazz pour lequel Ravel se passionnait. Ce dernier découvrit avec admiration la musique de son cadet Gershwin lors de la vaste tournée qu’il effectua en Amérique du Nord en 1928. À Gershwin, qui s’était acquis une notoriété internationale avec sa Rhapsody in Blue en 1924 et lui demandait d’être son professeur, le Français opposa toutefois un refus : « Vous perdriez la grande spontanéité de votre mélodie pour écrire du mauvais Ravel ». Il avait raison : Gershwin forgea une synthèse éblouissante de deux mondes que la Rhapsody in Blue avait glorieusement initiée. Dans Porgy and Bess (1935), Gershwin prit d’assaut le monde de l’opéra en utilisant le même langage, Summertime devenant au fil des années l’une des mélodies les plus fameuses de monde. On ne peut rêver d’un tandem plus idoine que celui constitué par Charles Dutoit, à la tête du Royal Philharmonic Orchestra, et le pianiste canadien Marc-André Hamelin, tous les deux amoureux des belles lignes et des sonorités chatoyantes.

Auditorium Stravinski, Montreux
20 fr. | 55 à 160 fr.
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