vendredi 1 septembre
20:00

Russian National Orchestra

Conrad van Alphen, direction
Mikhail Pletnev, piano

Sergueï Prokofiev – Symphonie n° 1 en ré majeur op. 25 « Classique »

Camille Saint-Saëns – Concerto pour piano et orchestre n° 2 en sol mineur op. 22

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Felix Mendelssohn-Bartholdy – Symphonie n° 4 en la majeur op. 90 « Italienne »

Concert enregistré par la RTS-Espace 2 

Programme sous réserve de modification

Toute l’Europe, de Paris à Moscou, médita les leçons des grands compositeurs germaniques. On peut regrouper sous cette appellation aussi bien la Sainte Trinité viennoise (Haydn, Mozart et Beethoven) que leurs héritiers du romantisme, à commencer par Felix Mendelssohn. Ce dernier souffrit de jugements injustes qui dénonçaient sa «   superficialité   ». Certes, il préférait tourner son visage vers les rayons du soleil, mais imposa une perfection d’écriture admirable dont on ne parle pas assez. Sa Symphonie n°3 « Italienne » incarne merveilleusement cet équilibre parfait, le célébrissime Andante con moto dressant les arches superbement mélodiques d’un lyrisme éperdu. Camille Saint-Saëns était un fervent admirateur de Mendelssohn et son Concerto pour piano n° 3 regarde explicitement du côté du compositeur allemand, sans négliger Fauré ou même Bach, piliers de la vaste – et relativement traditionnelle – culture musicale de Saint-Saëns. Ce dernier créa lui-même son concerto sous la direction d’Anton Rubinstein. Rubinstein, l’un des grands pianistes-compositeurs russes à la charnière des XIXe et XXe siècles, vénérait la Première école de Vienne et le romantisme germanique. Les compositeurs russes n’ignoraient rien de leurs collègues allemands : même le grand perturbateur Prokofiev, avec une partition telle que la Symphonie n° 1 «Classique », créée en 1918, qu’il connaissait intimement le classicisme viennois, en particulier Joseph Haydn auquel la partition rendait clairement hommage. La perfection pianistique du grand Mikhail Pletnev, maître de l’orfèvrerie sonore, magnifiera assurément la partition de Saint-Saëns. Dans Mendelssohn et Prokofiev, sous la baguette experte de Conrad van Alphen, les cordes soyeuses et les vents scintillants du Russian National Orchestra feront parler cette beauté du son devenue légendaire.

Auditorium Stravinski, Montreux
20 fr. | 55 à 160 fr.
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